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Dans le village, deux petites chapelles font l'objet de dévotions consacrées à la Vierge.

La chapelle de l'Assomption est située à l'intersection de la rue de Richelieu et de celle des Jardiniers. De style néoclassique, elle est datée de la seconde moitié du XIXème siècle.

Son portail en plein cintre, encadré de pilastres, est dominé par un fronton triangulaire. La grille d'entrée laisse apercevoir un autel en forme de sarcophage, de style Empire, surplombé par une statue de Notre-Dame-du-Rosaire.

 La chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde, qui borde la rue éponyme, est de la même époque que la chapelle précédente mais de style néogothique. Elle est surmontée d'un tympan percé d'une rosace. Son gâble et les clochetons qui le flanquent sont couronnés d'un fleuron. L'intérieur abrite un autel en marbre sur lequel est installée une Vierge à l'Enfant.

Malgré l'édification récente de ce sanctuaire, la tradition évoque une dévotion ancienne en ces lieux. La légende raconte en effet qu'un laboureur découvrit dans son champ la statuette de la Vierge et l'apporta au prêtre du village qui la plaça sur un autel dans l'église. Le lendemain, la statuette avait regagné son champ. Finalement, après plusieurs tentatives infructueuses, on l'installa à l'emplacement qu'elle avait choisi, dans un tronc d'arbre à proximité d'une source.

Aujourd'hui disparue, la fontaine a fait l'objet d'un article écrit en 1905 par l'abbé Andrieu qui relate des guérisons miraculeuses, en 1667, grâce à son eau et à l'intercession de la Vierge.

De nos jours, la dévotion à Marie s'exprime par les prières que lui adressent les Bramais dans cette chapelle, tous les soirs du 15 août au 8 septembre. Le jour de l'Assomption y est célébré par une messe en plein air, dans la rue.

Enfin, on remarque encore à proximité de la chapelle une grande croix latine en fer forgé ouvragé datée "1766". Au croisement de la rue des Quatre vents et de l'avenue Clémenceau, se dresse un autre lieu de piété populaire. Un Christ en croix y a été élevé sur un monticule rappelant le Golgotha. Ce Calvaire, datant des premières années du XXème siècle, est délimité par un espace clos arboré. Des processions s'y déroulait au moment des Rogations.